Médaille d’honneur du travail – Tolérance Urssaf maintenue jusqu’au 31 décembre 2026

Pour rappel, la loi de finances pour 2026 a supprimé l’exonération fiscale applicable aux primes versées à l’occasion de la délivrance de la médaille d’honneur du travail. Cette suppression prend effet pour les primes versées au titre des années 2026 et suivantes.

Dans ce cadre, la question du sort de la tolérance administrative existant en matière de prélèvements sociaux s’est posée. En effet, pour ces primes, une circulaire ministérielle du 22 avril 2000 prévoyait une exemption d’assiette des cotisations et contributions sociales, expressément fondée sur l’exonération fiscale.

Dans un communiqué du 10 avril 2026, le BOSS met fin au questionnement en prévoyant un maintien, à titre de tolérance, du régime social de faveur applicable à ces primes jusqu’au 31 décembre 2026.

Ainsi, les entreprises devront, jusqu’à cette date, être particulièrement vigilantes au respect des conditions d’application de cette exonération et anticiper les impacts de cette modification du régime social.

À compter du 1er janvier 2027, ces primes seront intégralement assujetties à cotisations et contributions sociales.

Contribution patronale sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite : le BOSS précise la date d’entrée en vigueur du nouveau taux

La Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé de 30 % à 40 % le taux de la contribution patronale due sur :

– les indemnités de rupture conventionnelle,

– les indemnités de mise à la retraite à l’initiative de l’employeur.

Des interrogations subsistaient quant à l’entrée en vigueur de ce nouveau taux.

Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) vient d’apporter les précisions attendues en actualisant sa rubrique relative aux indemnités de rupture (§ 1 000, dans sa version mise à jour au 1er avril 2026).

Le nouveau taux de 40 % est applicable aux indemnités versées au titre d’une rupture du contrat de travail dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026.

Cette modification sera opposable à compter du 1er avril 2026.

Epargne retraite : Report de six mois (du 30 juin au 31 décembre 2026) de la date à laquelle les PER d’entreprise devront respecter la part minimale de versements dans les actifs non cotés

En application de la Loi PACTE (loi n° 2019-486 du 22 mai 2019), l’ordonnance du 24 juillet 2019 portant réforme de l’épargne retraite a institué un chapitre afférent aux plans d’épargne retraite (PER – Chapitre IV du Titre II du Livre II du Code monétaire et financier (CMF)).

Au sein de ce dernier, l’article L. 224-3 du CMF dispose que, sauf décision contraire et expresse du titulaire, les versements sont affectés selon une allocation d’épargne permettant de réduire progressivement les risques financiers pour le titulaire.

Cette allocation correspond à des profils d’investissement adaptés à un horizon de long terme.

Ces profils d’investissements sont qualifiés par l’arrêté du 7 août 2019 portant application de la réforme du PER de :

– prudent horizon retraite,

– équilibré horizon retraite,

– dynamique horizon retraite, ou

– offensif horizon retraite.

Pour chacun de ces profils d’investissement, l’arrêté détermine la part des actifs devant présenter un faible risque.

La « Loi industrie verte » (loi n°2023-973 du 23 octobre 2023) a conduit à la modification de cet arrêté. Elle impose à chacun de ces profils d’investissement, en plus, une part minimale des versements vers des actifs non cotés.

Ces dispositions devaient être respectées par les PER d’entreprise au plus tard le 30 juin 2026.

Un arrêté du 10 mars 2026 modifiant celui du 7 août 2019, a reporté cette date limite de mise en conformité de six mois, au 31 décembre 2026.

Rappelons que ces obligations doivent être articulées avec les conditions d’investissement fixées par les articles L. 137-16 et D. 137-1 du Code de la sécurité sociale (CSS) pour que certains versements sur le PER d’entreprise bénéficient d’un forfait social à taux réduit (16% à la place de 20%).